Retour de week-end en Amoureux, avec P. mon flic...

Je me suis dit que vu que les deux autres s'étaient déjà montrés déficients, et que lui, par contre, avait toujours été constant (bien que très peu fin par moments), il fallait donner une chance à ce garçon, et maintenant... me lancer !

Je me suis donc lancée.

 

Départ pour San Remo en Italie... pour un super week-end "en amoureux". De super bons moments... v isites de la vieille ville  à pieds, soirée avec des ampoules partout sur les pieds où il me portait dans la rue pour m'amener marcher sur les pelouses plus lointaines, dégustations de glaces italiennes, petits repas en tête à tête sur le port, récits, partages, balade de front de mer   à vélo, séance plage sur de super chaises longues coussinées... le top !

Le top, oui ! Enfin... sauf que sexuellement, Monsieur n'est pas super super "dedans"... il a comme un petit souci pour aller au bout, et cela finit par me chagriner. J'aborde le sujet... et là... paf ! (vu, revu, re déjà, re re vu... bref j'ai l'impression de rejouer TOUJOURS le même -mauvais- film !). Il ne sait pas ce qu'il a , mais oui, il a un souci (mais ce n'est pas qu'avec moi!)... Il veut se poser, il a besoin de partager... mais peut-être qu'au fond... il a "peur". Et voilà, il a prononcé le mot cruel qui gâche tout. Il m'a dit qu'il avait peut-être peur... de s'engager? de tomber amoureux? d'être en couple? de souffrir? Il ne sait pas. Je l'ai rassuré, je lui ai dit que pour ma part j'étais là, que je m'impliquais, que ce n'était pas pour rien, et que dans la vie, on n'a rien sans rien... on prend des risques et on tâche de ne pas se laisser submerger par ses peurs !

Tous les hommes avec qui j'ai eu des relations sympa ont pris peur au moment de s'engager... c'est mon  drame... mon schéma...

Donc là, forcément, je me dis "en v'la encore un autre qui va me dire "stop, je ne suis  pas prêt" dans quelques mois, une fois que je serai vraiment investie émotionnellement et sentimentalement". Je lui explique cela. Je lui dis que de me tenir ce genre de discours n'aura qu'un seul impact sur moi : me faire ralentir, voire reculer... car j'ai donné dans le "j'ai peur", et que lorsqu'un homme a peur, on sait bien où cela finit par mener... Je lui ai dit qu'il m'était alors bien difficile de m'impliquer si je devais avoir ce genre de discours en face de moi.

Il a tâché de se rattraper. Mais non je n'ai pas peur de m'engager, j'en ai très envie. Je ne sais pas ce qui me fait peur... peut-être de souffrir?

Et moi de lui proposer, tout simplement ... "de prendre les bons moments, de savourer cette chance, parce que c'est une chance de trouver qq avec qui l'on s'entend bien".

Il est heureux d'entendre que je dis que l'on s'entend bien... heureux d'entendre que je dis que je n'ai pas l'intention de jouer... que je suis impliquée et vis mon truc (ben oui... j'étais décidée !!).

"Enfin, prends donc ton bonheur. Tu n'es pas heureux? -Non, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis heureux mais je suis bien."

Et d'ajouter "chaque chose en son temps".

Paf ! reprends toi cela dans les dents ... même si c'est la triste verité... ça fait pas plaisir  à entendre, ce n'est  guère rassurant.

Comment me couper net dans mon élan? me bloquer? me faire de la peine? me décevoir? y'avait pas mieux.

J'ai passé le reste de la soirée mal, très mal, à me dire "merde je fais quoi ici? je peux attendre / espérer quoi de ce type? il n'est plus aussi motivé qu'il l'était jusqu'alors... que se passe t il ?"

Il est pourtant gentil, attentionné, il m'appelle "ma chérie", "mon bébé", "ma puce", il me fait des bisous, il me papouille... il est prévenant, amusant, causant. Top !

Oui mais voilà... il a peur... et il veut chaque chose en son temps.

Discours classique de ces Messieurs, qui a fortement tendance à nous paniquer nous, Mesdames, lorsque nous avions entrepris de vivre vraiment notre truc... et à tout casser !

Passons la soirée... film... dodo... Réveil...

 

483997_492740690755124_1368036120_nOn en remet une couche au réveil?

7H... on  émerge doucement... monsieur fait quelques papouilles sur la jambe. Pas de gros bisou, viens contre moi comme il pouvait le faire auparavant... il a chaud, faut pas que je le colle ! Ouille... bim ! Je retourne de l'autre côté du lit.

15 minutes après, je me retourne vers lui... Monsieur joue sur Facebook, visite des pages, regarde des com... en l'occurrence, il est en train de visiter la page du concours des plus belles fesses du monde, et donc... pour résumer la situation : il est couché à côté de sa petite copine, en petite tenue, en week-end à San Remo après des moments super top et avant de reprendre la route pour rentrer en France, et il ne trouve rien de mieux à faire que de mater des culs sur son tel...

Là, forcément... j'ai la rage qui commence à monter... mais je prends sur moi, je ne dis rien.

5 minutes après, que visite t  il ? Un site de cougars...

"tu fais quoi? c'est quoi ce site?

-je fais ce que je veux !

-mdrr tu es sur un site de cougars !

-non je suis sur Facebook  (il a bon dos le Facebook... c'est la faute de ses contacts Facebook s'il clique sur les liens des sites pourris qu'ils font circuler, en gros !)".

Et là, forcément... toute italienne et femme que je suis... cette fois, j'ai vraiment démarré au quart de tour... je me suis précipitée hors du lit et je lui ai balancé net dans la gueule "t'as ta copine en petite tenue à côté de toi, pas un bisou, un calin rien... tu la calcules pas, mais tu te permets de regarder des photos de culs et de cougars. Alors tu sais quoi? je prends la douche, on range les affaires, et on rentre ! Tu recupères ta fille cet apres midi, tu passes la semaine, les quinze jours, le mois avec elle sans me voir si tu veux ! On arrête là, si tu veux ! Si t'as pas envie de moi , c'est pas la peine, je vais pas rester là comme une conne à attendre que tu me calcules".

Il me regardait les yeux tout ronds... étonné... peut-être amusé (c'était digne de "un gars, une fille" !! lol).

J'ai filé sous la douche, et suis sortie faire ma valise.

"Mais... tu as fini ta valise? tu es pressée?" ... il ne comprenait plus rien... et moi je surenchérissais... "ben ma foi, tu ne me calcules pas!J'ai besoin d'attention moi, pas d'un mec qui reste stoique à côté de moi à s'exciter seul sur ton tel !"

"Allez viens contre moi, je te fais un bisou, un calin, tout ce que tu veux !

-Non c'est pas comme ça que ça se passe, ça doit venir spontanément ces choses-là, pas à la demande !"

 

En gros j'ai fait ma crise... ça a duré peut-être dix minutes... puis c'est retombé comme un soufflet... on est allés manger, on  a remballé, pris la route et puis voila.

 

Sur la route, j'ai évoqué l'incident... avec humour... en lui disant "bon voila, tu as eu le pire de moi... mes petites humeurs du matin, mon petit caractère... mais tu as super bien réagi, bravo !!!" Je l'ai positivé et mis en avant... parce que c'est vrai que , tout de même, il ne s'est pas faché ni enervé, il m'a laissé faire, il a essayé de me calmer, il l'a pris avec calme et humour, et c'est exactement la chose à faire,pour éviter que cela tourne au conflit ou au drame...

Et j'ai commencé à rire en racontant à nouveau la scène... rire de moi... rire de lui... rire de la situation... pour désamorcer le truc...

Il a souri... il n'a rien dit de plus.

 

Nous sommes rentrés , il m'a déposée, nous avons fait l'amour, cette fois-ci, tout y était... son petit souci était soudainement réglé... et puis il a disparu pour passer la journée avec sa fille, et m'a appelée en soirée pour me souhaiter bonne nuit alors qu'il était chez des amis.

 

Analyse...

1) j'ai vraiment un petit caractère (pas mauvais caractère, mais du caractère...)

2) j'attends peut être / surement trop d'attention, de respect, d'intégrité (ce qui peut expliquer tous mes échecs)

3) les hommes  ont vraiment toujours peur... c'est une constante... l'attachement les panique (et moi, ça me panique aussi !)

4) de nombreux hommes semblent incapables de savoir ce qui peut nous toucher, et d'être vraiment "fins"..

5) je n'ai toujours pas réglé mes soucis de culpabilisation personnelle ou d'angoisses d'abandon... parce que c'est systématique... si je foire, que tout n'est pas lisse et parfait dans mon comportement, je culpabilise et me dis qu'il va se détourner de moi... et dès qu'il relâche un peu l'attention, je me dis que ça y est... il se détourne de moi, je ne l'intéresse plus.

 

 

J'ai peut-être un réel problème :

-Soit je suis décidément trop amochée par la vie et les douloureuses experiences passées,

-Soit je manque décidément trop de confiance en moi pour être en mesure de penser que l'on m'aime comme je suis, malgré mes failles et mes dérapages

 

Allez savoir...

 

Et le comble c'est qu'au départ, ce sont toujours eux qui galopent, et que  la tendance s'inverse parfois si étrangement... (le flic, c'était pas mon favori des trois au départ, j'envisageais même de le quitter... il ne me correspondait pas vraiment... je le trouvais lourd etc... mais il m'a couru après, il s'est accroché..  et maintenant, regardez où l'on en est ? !!!)

 

Discussions

J'ai parlé de ces choses avec des ami(e)s hommes/ femmes pour avoir leur avis... suis-je excessive? exigente? normale? juste une femme? et lui? il est quoi, dans tout ça? j'ai déjà vécu ça... oui... mais j'ai aussi eu droit à des relations avec des hommes vraiment attentionnés et beaucoup plus fins que cela... parce que le coup de me sortir le tel dans le lit au réveil et de regarder des trucs un peu "hot" alors que je suis juste à côté... c'était vraiment pas très agréable.

Est-ce lui/eux, le problème, ou moi?

Certains comprennent ma réaction... typiquement féminine (je suis donc une femme normale?!), d'autres me conseillent de ne pas "lui mettre la pression" (c'est fou, je ne suis habituellement pas comme cela, mais il suffit d'un déclencheur...) .

 

C'est comme si j'étais condamnée... soit à me coltiner des gars qui n'ont aucune classe et aucun sens du respect... soit à faire exploser les choses quand tout va bien, en trouvant toujours la petite bête... mais dans tous les cas condamnée à me planter, et rester solo...

 

Et ça, ça explique mon état moral du jour... et la reconstruction qui va devoir  s'ensuivre sur les jours à venir... pour finir peut-être d'ici quelques temps à me dire "bon, allez, tu es une fille bien, un jour  on t'aimera comme tu es !"... chose que je me dis depuis quelques années déjà, sans pour autant que la vie me le confirme....

 

Conclusion : je ne suis vraiment épanouie et heureuse que lorsque  je suis seule ou non investie. Tout investissement émotionnel avec un homme me conduit toujours à ma propre perte et me fait perdre la foi, le sourire, la confiance, et beaucoup de temps et d'energie !

L'amour détruit... oui !

 

Une fille bien trop amochée et paumée au final !!!

(sous titre : épilogue de Facebook briseur de couples)

 

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