J'ai toujours prêché pour la théorie de "la bonne personne au bon moment".

 

Il arrive qu'on trouve quelqu'un de bien. Et que l'on s'investisse pour lui/elle.

Mais il arrive tout aussi souvent que cette personne ne soit "pas prête".

 

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Pendant ces deux années de relation pourtant instable, je restais convaincue que la clé de la réussite, c'est de trouver la "bonne" personne (celle qui est bonne pour nous, qui nous prend comme on est, qui sait nous renvoyer une image positive de nous), au "bon" moment (c'est à dire à un moment de sa vie où le passé est digéré, les rancunes sont évacuées, et où la dite personne ne sera plus dans la "réparation" du mal causé par le passé), mais toujours avec une dose de tolérance et de pardon si besoin.

 

Mon cher et tendre était dépressif, sous cachets. Et les cachets, ça pèse sur la libido. Dès le début, c'était mal barré... 

Mon cher et tendre était au chômage. Et le chômage c'est dur et déprimant... 

Mon cher et tendre a trouvé du boulot. Mais le boulot c'est dur et déprimant aussi... 

Mon cher et tendre avait besoin de sa fille qui lui manquait tant, et de ses amis aussi...

Mon cher et tendre était harcelé par une méchante ex harceleuse perverse manipulatrice.

Mon cher et tendre était en procès contre son ex, 10 ans après, encore.

Mon cher et tendre n'avait plus rien, parce que ses ex lui avaient tout pris... 

Aussi, Mon cher et tendre était la victime de ses parents. Aujourd'hui encore. Toujours.

En fait, Mon cher et tendre était la victime du monde entier. Toujours délaissé, voire attaqué.

Mon cher et tendre tombait dans une frustration intense si l'on n'était pas investi à 300% pour lui. Il attendait que le monde tourne autour de lui, et supportait mal le "non". 

Mon cher et tendre avait besoin d'une grande admiration et de peu de caractère en face de lui, mais s'évertuait à choisir des femmes qui en avaient.

 

Finalement, Mon cher et tendre était soit en conflit, soit aliéné.

Les gens se détournaient de lui, car renfermé, négatif, étrange, triste... peu importe les raisons (c'est lui qui le disait). 

Et face au désaccord ou à la différence (ceux qui parlent trop fort, ceux qui veulent "toujours" avoir raison, ceux qui ne l'écoutent pas, ceux qui ne veulent pas travailler comme lui, ceux qui ne lui disent pas oui, ceux qui lui disent "oui mais" etc.), qu'il interprétait comme du rejet, 

Face à mon besoin de respirer et m'occuper de mes affaires, mais aussi face à ce que j'appelle souvent ma "cashitude" (franchise), qu'il interprétait comme de l'abandon ou encore du rejet,  Mon cher et tendre entrait en mode "frustration" ou "je sors les crocs", le second mode devenant beaucoup plus fréquent sur la fin, le but étant de "me renvoyer la balle", avec les conséquences que cela induit.

 

Malgré ce ton légèrement amer, je n'ai pas de rancoeur. J'estime que les sentiments négatifs ne font pas avancer. 

Je n'ai pas envie de l'accabler. Il a son vécu, son histoire, ses névroses, et, encore la fin de son travail à faire.

J'ai davantage envie de tirer des leçons de cette triste expérience.

 

Ce n'était une fois de plus PAS "la bonne personne au bon moment". Je n'étais pas cette personne-là pour lui, comme il n'a pas été cette personne-là pour moi.

La seule différence entre lui et moi, c'est que je l'ai senti, et que je lui en ai parlé maintes fois, réclamant des temps de pause pour faire le point. Ce qu'il refusait. Je lui disais parfois qu'il ne m'aimait pas vraiment, qu'il était juste dépendant. Ce qu'il niait.

Je me questionnerai toujours sur la véracité de ses sentiments, vu la manière dont il m'a traitée au moment de cette rupture. Comme si j'étais sa pire ennemie...capable de revanche, de vol, de destruction ! Vivre deux ans avec quelqu'un qui s'investit pleinement pour en penser cela.... Sic ! 

Et finalement, c'est tout à fait logique : incapacité de faire un break pour faire le point, incapacité de se poser pour discuter sereinement, les tensions se sont installées, les frustrations ont augmenté, et frustrations mal gérées, c'est violence assurée.

Cela nous a conduits à la radicalisation de nos échanges et à une fin que j'aurais tant voulu plus posée, plus sage.

Une fin qui, peut-être même, n'aurait pas eu lieu, s'il avait accepté mes propositions de pauses, et avec ces conversations franches dont nous avions besoin.

 

Les filles, on peut sortir notre costume de sauveuse/super-héroine... Quand c'est pas le bon moment pour un gars, ça peut pas le faire sans y laisser des plumes. Reste à savoir si on a envie d'y laisser des plumes (si on a des tendances maso, ou si on aime les choses compliquées...). C'est toujours une question de CHOIX : On choisit ses compagnons. On choisit ses situations. On choisit sa vie.

 

J'ai choisi de lui donner une grande place, de prendre à bras le corps beaucoup de ses soucis, de ses névroses, de ses contraintes parce qu'il se sentait dépassé. De l'écouter sans fin se plaindre, se questionner, tout analyser chez les gens et dans sa vie. De sécher ses larmes, quand il craquait (souvent).  De gérer ses frustrations, ses incapacités aussi (comme il a pu gérer certaines des miennes !). Je l'ai fait parce qu'il était présent et investi. Et je me suis progressivement vidée de mes énergies. 

Alors qu'il devenait de plus en plus agressif et vindicatif, je lui disais de plus en plus souvent que je voulais arrêter. C'etait devenu systématique. Je me suis même surprise à lui crier quelques fois "casse-toi !", tellement j'étais à bout de ses crises injustifiées et totalement démesurées. Mais à chaque fois, il revenait la queue entre les jambes, penaud, larmoyant, en panique... à vouloir recoller les morceaux et me promettre que tout irait pour le mieux...

Attachée à lui, incapable de penser que l'escalade allait continuer, je pardonnais. 

Au quotidien, il me reprochait des trucs sans queue ni tête : essayer d'écouter la tv alors qu'il demandait de l'attention, refuser de "choisir" un sujet de conversation en voiture, discuter avec ma mère par SMS, donner des nouvelles de l'étranger à mon père avant ou plus que lui, tâcher de finir un travail en soirée et le laisser manger seul, alors que cela lui était arrivé aussi, et j'en passe !  Tout devenait conflictuel. Et je me fermais progressivement comme une huître. 

Positive, et pas un brin rancunière, j'avais envie d'aller de l'avant quand même. Alors, à chaque fois, je passais à autre chose. .. J'avais envie d'oublier tout ce que je subissais... Ses crises, son ex, ses angoisses, etc. D'oublier que je n'étais peut être que sa béquille. Je me disais qu'il fallait lui renvoyer davantage de messages positifs et valorisants, comme par exemple un compliment sur sa chemise, un "tu me manques" lors d'une de ses absences, ou des félicitations pour son dernier contrat signé. Mais le positif, il ne l'entendait jamais, et dans ces remarques, il ne cherchait qu'à voir le mal : soit j'étais hypocrite, soit j'avais mal choisi mes mots, et finalement, ce que j'avais voulu positif devenait un acte de perversion de ma part, destiné à lui faire du mal ! Je devenais un monstre...  

Du coup, il ne me restait qu'une seule manière de lui montrer que je l'aimais : être présente, et aussi patiente que possible.  La meilleure manière de l'aimer, c'était de lui donner ce cadre qui lui manquait. D'être là pour lui. De m'occuper de lui, de le sortir de la routine, de l'écouter pendant ses monologues dépressifs... en faisant TOUJOURS attention à tout ce que je pourrais dire. Je me concentrais sur l'action plus que sur les mots.

J'étais là.

Nous faisions beaucoup de choses, contrairement à ce qu'il dit (pour lui,  ça n'était pas assez...). Week-ends, escapades, voyages, concerts, restos, ciné, sorties à gogo... Il a du faire avec moi en deux ans plus que ce qu'il avait fait jusque là auparavant !

Je lui donnais autant de temps que possible. Mais je ressentais profondément qu'il me manquait du temps pour moi (voir l'un de mes récents posts !). J'avais besoin de calme, de solitude, de me caler sur  mes passions, mes recherches, mon travail ou simplement chez moi. J'avais besoin de me ressourcer car je me sentais vidée. Épuisée. J'avais besoin de mes énergies.

Et quand j'avais besoin de temps pour me retrouver et souffler un peu, ou que, très honnêtement, je lui disais que j'appréciais un moment en solitaire (c'était autant une manière de lui dire merci, que de lui dire "c'est ça, mon besoin"), il le vivait mal... Il encaissait pour ne pas me  décevoir, mais il se faisait violence. Il allait contre nature... Et quand on se fait violence à soi-même, les frustrations et la colère montent.

Fidèle, dévouée, toujours là quand il avait besoin de moi, aussi patiente que cela m'était possible, j'étais présente, et tolérante.C'etait ma manière de lui montrer mes sentiments, car je ne suis pas verbalement expressive pour autant. Comme il réclamait, ou me questionnait au moindre geste ou mot doux de ma part, il avait contribué à me bloquer davantage encore, verbalement parlant. J'avais juste envie que les choses se fassent "simplement", et progressivement. Pas à la demande...

 

Mais ce qui s'est passé, progressivement, c'est son désinvestissement et la montée de la colère qu'il avait au fond de lui. Probablement réveillée par notre incapacité à communiquer et à nous aimer physiquement, à dépasser ces blocages liés aux divers jugements, frustrations, incompréhensions.

Et à mesure que sa thérapie avançait, à mesure qu'il "allait mieux" (et c'est le déroulement LOGIQUE des choses quand on démarre qch avec quelqu'un qui n'est pas prêt psychologiquement parlant), à mesure qu'il prenait conscience de la nécessité de se faire respecter de tous, il s'est systématiquement "rebellé" contre moi, pour des broutilles. Et j'étais la seule à devoir faire face à ces révoltes souvent démesurées et injustifiées. Avec d'autres, il n'osait pas. 

La victime des autres décidait de devenir mon bourreau, pour se sentir plus fort. Réflexe basique de survie, de protection.

Le bourreau que j'étais pour lui devenait la victime. La boucle est bouclée.

Je suis devenue son ennemie, sa cible.

Sauf que je n'étais pas la bonne cible.

 

Conversations d'abord houleuses, puis douloureuses.

Piques en tous genres, y compris en public (de sa part !)

Me concernant. Confidences de moins en moins nombreuses (pour éviter ses jugements et utilisations contre moi) . Je perdais confiance. 

Mauvaise foi permanente. Remise en question impossible. 

Envie de dominer et d'avoir raison, problématique (et remarquée). 

Cris, colères injustifiées, attitudes très menaçantes si jamais je ne me taisais pas. 

Etc. 

 

 

Mon quotidien était devenu tout le contraire de qch de serein et de rassurant. Alors que je l'avais au départ choisi parce qu'il me rassurait. 

Je prenais en permanence sur moi pour ne pas avoir le mot de trop, la voix trop haute, la blague qui ne passe pas. Il était à fleur de peau, à cran. J'en arrivais au même point... 

Il s'est parallèlement désinvesti. Sous couvert de servir mon "besoin d'indépendance" et parce que je n'avais "jamais envie de rien faire" (malgré tout ce que nous faisions), il s'est désinvesti. Mais cela n'aurait pas dû empêcher le respect...l'échange...le partage...

On peut avoir une femme indépendante, et lui donner des nouvelles, surtout quand on rentre en retard le soir (et sans passer par le si puéril, vindicatif et infructueux "tu m'as pas appelé, alors je t'appelle pas!"). 

On peut avoir une femme indépendante, et avoir envie de lui proposer de partager des moments en famille (sans passer par le "fais ce que tu veux, moi j'y vais!"). 

On peut avoir une femme indépendante, et lui faire des papouilles quand on regarde un film au ciné ou lui glisser un bisou dans le cou quand elle prépare le repas (sans pour autant entendre après le à nouveau si puéril, vindicatif et infructueux "et toi? tu viens pas vers moi non plus !")

On peut avoir une femme indépendante et considérer qu'elle a quand meme besoin d'affection et d'attention, d'exister. 

 

Je me suis donné les moyens : j'ai donné du temps à cette relation. 

J'ai essayé de le rassurer et de lui accorder davantage d'attention. D'être plus patiente, alors que ce n'est pas mon fort, la patience. De lui dire des choses positives, encore, et d'aller vers lui. 

 

Hélas, j'ai progressivement été coupée dans mon élan.

Freinée d'abord, par ce contexte oppressant et toutes ces incompréhensions et interprétations erronées de mes actes de "cashitude", maladresses ou hésitations. 

Bloquée ensuite, par ses reculs, voire ses agressions verbales systématiques.

Je ne pouvais plus rien dire. 

Et si un truc malencontreux sortait, ou si au contraire je ne disais rien, c'était la crise.

J'imagine que sa petite voix lui criait :

"Fais toi respecter" devait lui crier sa petite voix, les lanternes rouges s'allumant au moindre petit truc pour surtout, ne jamais retomber dans la misère passée... alors, il se faisait respecter, en me manquant de respect ! En prenant son regard méga agressif, en me hurlant dessus, en m'assomant de reproches, en m'insultant parfois aussi, enfin, en bombant le torse pour me repousser, en forçant sur mes bras...A plusieurs reprises.

 

Finir par voir chez lui ce regard de haine, sans comprendre d'où pouvait lui venir toute cette haine parce que tout ce qu'il me reprochait, au fond, c'etait de lui "avoir coupé la parole", d'avoir gardé le silence, ou de m'être mise en colère parce qu'il m'avait mal parlé ou me traçait partout dans la maison pour que je réponde à ses injonctions et agressions, alors que je voulais juste mettre un terme à cette situation stérile.

Etre incapable de l'arrêter quand il montait... malgré mes "STOP" destinés à simplement changer de sujet et ne pas surenchérir avec lui. Il faisait, consciemment ou non, TOUT, pour faire monter la sauce...  

En arriver à hurler pour se faire entendre, car il n'entendait pas mon "STOP" pourtant clamé calmement au départ, mais qu'il fallait qu'il continue, qu'il déverse cette haine, qu'il se défoule... tout ça parce que je ne l'avais pas écouté me parler pendant un programme tv, que je ne voulais pas forcément "choisir un sujet de conversation" en voiture, ou que je lui avais assuré que j'avais bien mis le même drap que l'année derniere à la même époque... (ces exemples sont tellement ridicules... MAIS VRAIS !). 

S'entendre dire, en retour, que je l'avais "rabaissé" quand je cherchais juste à créer un peu de complicité ou à être franche, quand je m'étonnais du fait qu'il ne se rappelait pas telle ou telle chose, ou lui signalais gentiment qu'il sentait la transpiration (franchement, c'est rendre service à son homme que de lui dire "tu devrais prendre une douche, tu sens un peu", non ?!). Je reste persuadée que c'est avec l'honneteté que l'on avance vers qch de solide et que je ne suis pas du style à cacher ce que je pense. 

Et finalement juste faire les liens... et se dire que cette poursuite verbale et physique, ces accusations et cette culpabilisation, cette colère et cette haine, n'étaient pas celles du présent, mais bien celles du passé. Qu'il est impossible que moi, j'ai pu créer des réactions aussi violentes avec si peu...

 

Car ces réactions sont juste venues "en complément" du reste : ce qu'il a vécu auparavant, ce qu'il ressasse en permanence à travers ses échanges avec ses amis, ses cousins et tous ses psy, la colère et la rancoeur qu'il nourrit encore actuellement contre certains de ses proches, comme un "trop-plein"...

Et quand on baigne dans le "il faut que les choses changent", mais qu'on ne peut pas changer le passé ni certaines personnes autour de nous, ce sont les personnes du présent qui peuvent "absorber" tout cela qui, inévitablement, prennent.

Je me suis trouvée, finalement, seule et unique responsable d'un mal-être persistant, d'une colère qui devait exploser, et aussi seul et unique moyen pour lui de se réparer et de se sentir fort, lui qui finalement devait affronter tant d'épisodes douloureux à gérer depuis si longtemps.

C'est comme si je lui avais servi d'exorcisme. Et là, je comprends la haine dans son regard.

 

Je n'oubliais jamais certains des mots, des gestes qu'il pouvait avoir lors de nos disputes, toujours parties de rien pour m'entendre parfois traiter de connasse, de manipulatrice, de menteuse et j'en passe... (Choses qu'on ne m'avait JAMAIS reprochées auparavant...). Tout cela s'enlisait, et pesait sur mon épanouissement et ma confiance, pour vraiment aller de l'avant et aller vers lui. J'étais dans la retenue et le stress en permanence. On a vu mieux pour relâcher la frustration et s'épanouir... 

Je n'oublierai jamais ce geste fatal, dont en plus, il a eu le culot, à nouveau, de m'accuser d'être à l'origine, alors que je m'étais contentée de le tenir à distance, le voyant me foncer dessus sauvagement. Je voulais juste, une fois de plus, qu'il arrête, et me laisse tranquille. Il n'arrêtait jamais, quand il partait dans cet état de rage totalement démesurée. Il me persécutait.

Sa thérapie consistant aussi à le sortir de la culpabilité, il n'etait plus jamais coupable de rien. Il tombait dans l'excès inverse. J'étais devenue la seule et l'unique coupable, de TOUT, parce que, au fond, j'étais la seule qu'il pouvait avoir en face de lui, à cet instant T.

 

Quand on devient, concrètement, celle qui paye la résurrection permanente du passé, quand on est la coupable, le bourreau, et la victime à la foi... on est véritablement dans un engrenage qui peut  être fatal. Dans ce qu'on appelle une relation toxique.

Et qui fait mal aux deux.

 

Et deux êtres qui s'aiment en viennent à se faire plus de mal que de bien. 

 

Parfois, certaines personnes ont encore un travail à faire sur elles-mêmes, et il est important de les laisser faire ce travail. J'avais tenté de le lui expliquer, et d'amener les choses finement, pour nous préserver. A chaque fois, il n'a jamais rien voulu entendre, partant dans des reproches et accusations en tous genres, à nouveau. Finalement, le manipulé, la victime, devenait le manipulateur, le bourreau. Je n'avais pas voulu tout ça... Je n'étais pas supposée être "là-dedans" car sa vie n'avait rien à voir avec la mienne. 

L'issue de ce genre d'insistance ne pouvait qu'être dramatique... et violente.

 

La bonne personne au bon moment, plus que jamais, c'est VERIDIQUE. 

Pour les leçons à en tirer, car j'essaie toujours de positiver, je me dirai donc que...

-Je tâcherai d'éviter les dépressifs et les instables (je m'y appliquais bien, pourtant, mais il avait bien caché son jeu, il faut dire...), les gars en conflit avec leurs ex ou leurs enfants, les gars qui sont toujours des victimes des autres, et jamais coupables de rien, et les gars qui sont mêlés à des histoires de violence, de près ou de loin (car finalement, c'est plutôt de près que de  loin !)

-Je n'accepterai plus qu'un homme me fasse taire, surveille mon ordinateur, lise mon journal, écoute mes conversations...(j'aurais dû couper court à ce moment-là, mais j'avais accepté ses excuses...et cessé d'écrire !). 

-Je n'accorderai plus de mon précieux temps et de ma précieuse énergie à un homme qui n'en fait pas autant avec moi. Les energies négatives, EXIT. J'ai absorbé tout son négatif, il m'a pompé tout mon positif pour se reconstruire, à mon détriment ! C'est les vases communiquants...  Tout investi qu'il soit, un homme doit tenir sur la durée et faire preuve de stabilité. Ce qu'il n'avait clairement pas prouvé pour le deuxieme point.

-Je ne croirai plus qu'un homme peut être éternellement gentil et investi, pour autant... car celui qui était pour moi un gentil garçon fiable et attentionné au début s'est transformé en véritable bourreau censureur, absent ou agressif. Et en plus culpabilisateur/accusateur, donc destructeur. 

-Je ferai davantage attention aux signes...il y en avait tant... Mais comme je suis quelqu'un de perséverant... de positif... je me suis dit que j'allais y arriver... 

-Je n'accepterai plus qu'un homme cherche à me changer... j'ai lutté contre ça deux ans, je suis vidée !

-Par contre, je vais tâcher de VIRER CE GENE DE LA SAUVEUSE qui m'amène à vouloir sauver les cas sociaux et/ou psy de leur mouise, quitte à m'enfoncer avec eux (ce que je commençais à faire avec lui). 

-ET SURTOUT... je ne perdrai plus de temps avec quiconque ne me renvoie pas une image positive de moi et ne me fais pas passer  des moments magiques et merveilleux, quitte à ne pas avoir de relation durable, si la magie doit se transformer à chaque fois en indifférence au fil du temps.

 

La vie est bien trop courte pour se prendre la tête...

 

Je sais que Mon ex cher et tendre va mieux aujourd'hui. Il va mieux en grande partie grâce à moi, car je l'ai soutenu dans des moments fort délicats. Mais il ne le reconnaîtra pas. Je lui ai donné un cadre, un équilibre, et un soutien, sans faille, pendant deux ans de ma vie, ces deux dernières années où il aurait pu se passer des choses concrètes et très positives pour moi, mais où j'ai tout misé et sacrifié pour lui. Parce que je suis entière.

Pourtant, j'ai l'impression d'avoir été utilisée. J'en suis tout aussi responsable que lui, car je m'en doutais, au fond... (cette petite voix !)

Et j'ai l'impression d'avoir été trompée. Rien de ce qu'il m'avait dit au départ ne s'avérait vrai, finalement.

Mais quand je m'engage... Einh... 

Je ne peux pas regretter d'avoir essayé, et de n'avoir pas eu suffisamment de courage pour  aller au bout de ce que je ressentais, quand je voyais qu'il n'était pas prêt

Il va mieux même s'il voit le mal partout, et ne supporte plus rien. Il est possible qu'il supportera mieux les mêmes choses, si elles viennent d'une autre que moi. C'est ainsi. C'est surtout moi qu'il ne supportait plus, il me l'a bien hurlé dans les tympans lors de cette horrible dernière crise... 

 

Je n'ai pas su m'investir comme il fallait dans cette relation, et c'est une responsabilité que j'assume aussi. Je n'ai pas su m'investir parce qu'il y avait qch que je ne sentais pas. Parce que je ne trouvais pas ma place. Parce que je me perdais, me sentais incomprise. Et parce que je ne recevais pas ce dont j'avais besoin : fraîcheur, positivisme, harmonie, humour, dynamisme, compréhension.

Parce que je sentais bien que ses sentiments étaient plus de l'ordre de la dépendance que de l'amour. 

Je pense qu'il était trop instable, pour une fonceuse comme moi...

Trop négatif, pour une positive comme moi.

Trop dans le jugement, pour une écorchée qui n'a plus envie d'être jugée...

A 40 balais, on n'a pas envie de s'entourer de gens qui nous jugent et nous empêchent de nous exprimer.

J'avais besoin qu'il vienne vers moi, plutôt que de toujours ATTENDRE sur moi.

Besoin de me sentir aimée, pour être remotivee. 

On ne s'est pas "entendus" là dessus. On a cumulé les frustrations, et voilà.

 

Comme il a franchi un cap, je sais qu'il va pouvoir aller de l'avant maintenant.. Il n'a plus besoin de moi. 

Je doute que ce soit à nouveau sans difficultés pour lui, vu son état d'esprit et son mode de fonctionnement. Mais il fera ses experiences, et peut-être qu'un jour, il comprendra comment il s'est gaché la vie, et ses chances. Ou pas.

 

Personnellement, je pense que je dois aussi faire en sorte de positiver cette triste rupture pour aller de l'avant et réapprendre à faire le bon choix : 

La bonne personne, au bon moment. 

 

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