Retour en arrière... 

Hier, mon dernier en date m'envoie un SMS pour me souhaiter mon anniversaire. Un jour à l'avance. 

Si certaines pensent qu'il s'agit d'un moyen de garder l'emprise sur moi, et d'autres qu'il s'agit indirectement de s'excuser du mal qu'il m'a fait, je n'arrive pas du tout à situer l'intérêt de la démarche. Mais je me dis qu'il faut penser "simple" : il a juste voulu m'adresser un message, car il pensait à moi. Restons en là.

 

Je l'ai donc remercié. Et lui ai souhaité de prendre soin de lui. 

Dommage qu'il ait immédiatement enchaîné sur le fait que je l'aurais "détruit" sur la "place publique" (?!) ou je ne sais quoi encore, et de se positionner à nouveau en victime qui vient culpabiliser l'autre.

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Je ne suis néanmoins pas retombée dans son délire.

Ce qu'il pense est son ressenti, son interprétation des choses... Pour ma part,

-j'ai été déçue (sans rentrer dans les détails, à quoi bon lui dire ce qui m'a déçue...!!!). 

-il a sûrement aussi été déçu (je peux l'entendre)

-donc chaque réaction ou pensée peut être compréhensible.   

-enfin, je me doute bien que moi aussi, j'ai du en prendre pour mon grade, parce que c'est ainsi que cela fonctionne en cas de rupture (mais jamais il ne me serait  venu à l'idée de parler de cela, et je préfère ne pas savoir ce qu'il a pu dire de moi, même s'il doit y avoir beaucoup de rajoûts voire inventions !). 

Je suis tranquille avec moi-même : pas de violences, pas de harcèlement, pas d'insultes, pas d'agressions quelconques, et j'ai disparu de sa vie tout autant que de celle de ses amis ou de sa famille. Parce que je respecte les gens. Parce que quand c'est fini, pas la peine de remuer la m... ça ne mène à rien, et ce n'est pas mon style.

 

Maintenant, j'écris sur mon journal et/ou mon blog, qui sont anonymes, restent anonymes également pour les personnes que j'évoque, et je ne vois aucun mal à cela, ni aucune "destruction publique" de qui que ce soit dans ce geste. S'il continue de lire, c'est son choix. Mais lui seul sait de qui je parle, et c'est fort dommage qu'il ait cette démarche finalement douloureuse et destructrice (pour lui !) de continuer à lire ce que je peux avoir besoin ou envie d'écrire alors que nous ne sommes plus ensemble.

Cela dit, il ne se gênait pas, lorsque nous étions ensemble.

Je n'ai plus l'intention non plus de me censurer pour ménager monsieur. C'est à lui de ne pas lire mes écrits... Vraiment, je ne saisis pas cette démarche.

 

Aussi, si son SMS m'a touchée et que je lui ai souhaité de prendre soin de lui, parce que je le pense vraiment, je suis quand même déçue qu'il soit immédiatement retombée dans ses travers négatifs et sa victimisation, plutôt que simplement donner et prendre du positif. Cela m'a à la fois fait mal parce que j'aurais tant aimé qu'il comprenne, tire des leçons de tout  cela. Parce que si vraiment, il avait compris ses erreurs, s'il avait changé, une discussion aurait peut-être été possible. Et à la fois, cela m'a confortée dans l'idée qu'il n'évolue pas, et qu'il est incorrigible. Et je trouve cela triste, autant pour nous, pour ce temps que nous nous sommes consacré, que JE lui ai consacré, de ma vie, que pour lui, et lui seul aujourd'hui.

Je me suis dit, à un moment, que peut-être le déclic était venu, peut-être cette rupture, cette séparation, l'aurait fait grandir. Mais non. 

Non, on ne change pas.

Bref... j'ai eu l'espoir, un instant, et je l'ai aussitôt perdu.

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Et si je me suis trouvée immédiatement après, ENCORE, à la limite de la justification, ENCORE culpabilisée...alors que j'ai d'abord cru avoir un échange courtois et serein avec lui, j'en suis aussi en partie responsable : j'ai cru que cela serait positif, alors j'ai ouvert la porte. Mais, il a à nouveau enclenché le mode "vénère" chez moi, en tentant immédiatement de me replacer dans son triangle dramatique, seul mode de communication et d'échange qu'il soit capable de connaître et/ou de reproduire. Ce mode qui a eu le don de me frustrer, m'agacer, et me mettre en colère pendant deux ans.

 

Cet échange a finalement été positif, malgré ET GRACE A ce qu'il a pu réveiller.

Cela m'a rappelé à quel point il m'agaçait quand il sombrait dans sa victimisation et ses pensées négatives, et quelle énergie je pouvais dépenser pour l'en sortir... A quel point j'étais fatiguée de cela... car l'espace de quelques minutes, c'est reparti pour un tour !!! 

Cela m'a rappelé que je n'étais pas moi, que j'étais juste sur la pente où IL m'amenait, et où il tente systématiquement d'amener les gens avec qui il communique : "stp stp sauve moi" / "stp stp sois mon bourreau".

Nous y voilà...

 

Cet échange m'a confirmé mes premières analyses post-rupture, et le fait que j'ai bel et bien sauvé ma peau.

Autant que le fait qu'il a encore du travail sur lui. Alors que j'avais espoir, pour lui avant tout, qu'il grandisse et évolue vraiment suite à notre rupture, me disant que cet échec lui servirait de leçon (parce que tous les échecs servent de leçon et font progresser).

Et enfin le fait que je suis vraiment positive, que je ne fonctionne pas comme lui, que je ne veux pas de ce triangle dramatique qui mène infailliblement à une relation toxique (celles qu'il a finalement connues avec moi, et avant moi !).

 

Rien n'arrive par hasard... 

Il fallait finalement un anniversaire et deux SMS pour me rappeler que décidément, si ce garçon était sûrement quelqu'un de bien avec qui ça aurait pu marcher, il n'était décidément aucunement disposé à grandir et donc incapable de ne pas me taper sur le système et m'amener au pire de moi-même.

Et là, je me dis que s'il lisait ces mots, il y verrait encore le mal, alors qu'il n'y en a pas, et il s'empresserait de jouer les victimes de la méchante vilaine qui ne fait que dire du mal de lui.

Tout comme le jour où je lui ai dit qu'il me manquait mais que j'étais contente d'avoir du temps pour moi pour finaliser mon travail (comprendre "j'aurai du temps pour toi à ton retour"), et où il a juste compris que j'étais ravie de son absence et que je cherchais à lui faire du mal en lui disant cela ! D'une part, il fallait toujours qu'il noircisse le tableau. D'autre part, il était bien influencé par un membre de son entourage lui aussi en échec sentimental chronique et donc en colère contre les femmes...CQFD.

 

Bref, situation insolvable. 

 

Le résultat auquel nous en sommes aujourd'hui ne pouvait qu'être celui-ci, et il est finalement le meilleur, malgré les regrets que chacun a certainement.

 

Non, rien n'arrive par hasard.

 

Ca me fait de la peine, parce que je suis certaine que je tenais à lui, et lui à moi, et parce que nous aurions pu faire plein de belles choses. Mais avec pareil état d'esprit, ce n'était effectivement pas possible. 

J'ai bel et bien sauvé ma peau.

J'espère qu'il parviendra à sauver la sienne. 

La vie doit continuer... sereinement. Même si le chemin se fait aujourd'hui seule.

 

Reflexion-64

 

Quelques lectures sur le triangle de Karpman, pour celles et ceux que cela intéresse

https://apprendreaeduquer.fr/8-processus-de-communication-eviter-dentrer-triangle-dramatique-victime-persecuteur-sauveteur/

https://www.penserchanger.com/le-triangle-de-karpman-un-drame-a-trois

http://blog-fr.coaching-go.com/2012/02/comment-eviter-les-jeux-psychologiques-avec-le-triangle-de-karpman/