On doit parfois faire des choses désagréables. Faire du mal à l'autre pour éviter de lui en faire davantage. Être honnête, car c'est être courageux. Assumer. 

Ne pas faire aux autres ce que l'on n'aimerait pas qu'on nous fasse. C'est la base.

Ainsi, il est des relations qui font du bien à l'ego mais qui ne sont pas des relations d'amour. Ces relations à sens unique où l'on prend plus que ce que l'on donne, et où l'autre sent qu'on n'a pas grand chose à donner, au fond, mais persevere à nous séduire pour nous motiver. Sans jamais y arriver. 

Il est des relations qui sont perdues d'avance. Que l'on maintient parce qu'elles nous flattent ou par peur d'être seules. Ego ou dépendance n'ont rien à voir avec vibration et complicité. Les bases de l'amour. 

J'ai quitté ce soir ce gentil C.qui craquait pour moi et était prêt à tout pour me plaire, mais qui sentait bien que je n'étais pas dedans et qui se questionnait, se fatiguait. 

Parce qu'on sent tous, toujours, les choses. 

On se doit d'être honnête, toujours, avec l'autre, car c'est l'être avec soi. On n'a pas le droit de lui prendre temps et énergie, de le faire espérer, de lui enlever sa naïveté, son optimisme. 

Alors j'ai été honnête et avec ces mêmes mots, je lui ai expliqué que malgré toute l'affection que je lui portais, je n'avais pas de déclic, et qu'il méritait mieux qu'une femme indisponible, qui doute, et qui le met en attente. Parce que moi non plus, je n'aime pas que les hommes doutent et me mettent en attente. Je n'aime pas ce mal de ventre qui nous saisit lorsqu'on attend un appel, un message, un rdv, et qu'il ne vient pas...lorsqu'on sent que l'autre "n'est pas vraiment là"... 

Quand on est incapable de quitter celui qui n'est qu'un moyen de rompre la solitude ou de flatter notre égo, la relation peut durer des mois, et même des années. Surtout quand l'autre ferme les yeux... Et plus on attend, plus la rupture est difficile, et la dépendance importante. 

Savoir couper court, des que l'on ne vibre pas. C'est se protéger tout en protègent l'autre. Permettre à chacun de rester digne. 

Ça fait de la peine. Ce gentil garçon que je n'ai pas su apprécier me manque. Mais je n'ai pas vibré, je n'ai pas admiré. 

Je suis soulagée de l'avoir fait. Et je me sens "en phase" avec moi-même. Je ne l'ai pas fait souffrir, fait espérer, je ne lui ai pas menti. Je ne me suis pas menti à moi-même. C'est l'essentiel, même si j'ai de la peine.

Quand on ne le sent pas dès le début, on doit rapidement trancher. L'expérience me l'a prouvé. 

 

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